Croix rurale de 1755

La croix est du type à niche et à bras fleuronnés. À l’intersection, un cœur surmonté d’une croix et du monogramme du Christ (IHS) est entouré d’une couronne tressée d’où rayonnent des éléments végétaux qui se terminent dans les lobes par des fleurs épanouies. La niche, à profil en accolade, présente encore les trous de scellement d’une grille qui protégeait une statuette ou une image pieuse.

Outre le millésime 1755, la croix porte les initiales de ses donateurs, H.D. et M.B.K qui n’ont pu être identifiés.

La croix se trouve à proximité de son emplacement d’origine, au début du Leewaj, le chemin qui conduisait dans l’une des soles du ban communal. Durant les moissons, les paysans, en passant, frottaient leurs faux contre le fût de la croix dont les coins, notamment sur la face avant, présente des usures propitiatoires.

Salpêtrière

Vers la fin du 18ème siècle, d’après l’ancien cadastre, une salpêtrière communale se trouvait à cet emplacement. Le salpêtre était alors fabriqué de manière artisanale à partir de paille, de fumier de cheval et d’urine ou recueilli sur les murs humides des caves.

Le salpêtre entrait dans la composition des salaisons et pour la conservation de la viande mais surtout pour la fabrication de la poudre noire. La production de la salpêtrière de Souffelweyersheim était probablement livrée à l’arsenal de Strasbourg pour la fabrication de la poudre noire.

Borne de 1871

Borne provenant de la délimitation d’anciens terrains militaires situés sur pratiquement toute la façade nord du ban communal de Souffelweyersheim. Elle porte l’inscription FR III pour Festungs-Rayon [de niveau] III.

En 1871, après le rattachement de l’Alsace et d’une partie de la Lorraine à l’Empire Allemand, Strasbourg est entouré de nouvelles fortifications et d’une ceinture de forts avancés. Souffelweyersheim est ainsi pris en étau entre les puissants forts de Mundolsheim (ROON / DESAIX) et de Reichstett (MOLTKE / RAPP). À partir de 1887-88 l’intervalle entre ces deux forts a été renforcé par des aménagements défensifs secondaires dont des vestiges significatifs sont encore visibles sur notre ban communal (Batteries).

Les terrains militaires de cette époque sont marqués par des pierres-bornes portant le bigramme FG pour Festungs Gelände. Ils étaient entourés de larges zones soumises à des servitudes militaires classées en trois niveaux de contraintes, les «Rayons de fortification» (Festungs-Rayon). Les constructions civiles y étaient strictement réglementées par les autorités militaires.

EN SAVOIR PLUS

QUIZZ

Survivance de l’activité agricole dans la commune, le séchoir à tabac de la rue des Tonnelier n’a pas été construit en même temps que les maisons qui l’entourent.

À quand remonte sa construction ?