L’église catholique a été édifiée en 1781 et reconstruite selon les plans d’origine après sa destruction partielle en 1815.

La paroisse, sous le patronage de saint Georges, est mentionnée pour la première fois en 1371. Ce n’est pourtant qu’au 16ème siècle qu’est connue une première mention de l’église qui est dite «avec des bancs» ; ce qui est relativement rare pour l’époque et pour une église rurale. Cependant, il est fort probable que l’édifice était modeste puisqu’en en 1700 elle est décrite comme «une simple chapelle dont le chœur est voûté».

 Au 18ème siècle, l’augmentation de la population du village nécessita la construction d’une nouvelle église. Ce qui fut fait en 1781. D’après des analogies architecturales de l’église de Souffelweyersheim avec celles de Dettwiller et de Reichstett, les plans sont vraisemblablement de Salin de Monfort, l’architecte de l’évêché. Les pierres de l’édifice proviennent des carrières de Wolxheim.

Hélas, en 1815, l’église subit le sort du reste du village. De cet épisode tragique pour notre village, elle ressort fortement endommagée. Elle est quasiment reconstruite de 1821 à 1823, seul l’encadrement de l’horloge est repris de l’édifice précédent. Sur les chaînages d’angles et l’encadrement de la porte, on peut distinguer des marques de tâcherons.

La nef est agrandie de trois travées vers l’est en 1935. Lors de cette phase de construction, de nouveaux fonds baptismaux et un confessional sont rajoutés sur la façade sud.

Autour de l’église était aménagé le cimetière (Kerichhoft), dont les dernières tombes furent transférées en 1935 au cimetière (ouvert en 1848), rue des Alouettes.

Actuellement, cet espace est occupé par une monumentale croix de mission (1895), le monument aux morts et une grotte dite de Lourdes. Cette dernière fut édifiée en briques, ratées de cuisson, par un ouvrier italien, Monsieur LINOSSI, de la nombreuse communauté italienne du village.

Général de Gaulle (place du), n° 11 ‘s Kerischewintze

A cet emplacement s’élevait en 1509 une maison cossue appartenant à une famille aisée de Strasbourg. En 1682, elle était occupée par Johannes THOMAS, le Schultheiß de Souffelweyersheim. L’actuelle maison a été construite en 1816 par François WINTZ, époux de Madeleine THOMAS, probablement une descendante de la famille du Schultheiß.

Depuis la cour de l’église, on aperçoit une ancienne grange dont quelques panneaux entre les poutrages sont décorés de figures apotropaïques, spirale et enchaînement de «8» couchés, symboles de vie et de longévité. Ces motifs ont été grattés dans l’enduit encore humide (Kràtzputz).

Montez jusqu’au sommet du clocher et profitez de la vue !

Le tâcheron est un petit entrepreneur qui, surtout au 19ème siècle, travaillait le plus souvent à la tâche.

Le torchis

Pour combler les vides entre les pièces du colombage, des lamelles de bois (palançons) sont placées dans les rainures aménagées dans la face interne des colombages. Des entrelacs de baguettes de saule ou de noisetier, bois plus souple, forment une armature qui sert de support au torchis, mélange de terre locale (lœss), de paille (parfois de crin) et d’eau. Le torchis est soit fortement pressé contre ce treillage, soit appliqué par petites superposées. Le torchis encore humide est lissé, puis rainuré. Cette dernière pratique assure une bonne adhérence à l’enduit à la chaux qui sera appliqué par la suite pour mettre l’argile à l’abri des intempéries

Quizz

Survivance de l’activité agricole dans la commune, le séchoir à tabac de la rue des Tonnelier n’a pas été construit en même temps que les maisons qui l’entourent.

À quand remonte sa construction ?

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