Bâtiment construit en 1926 d’après des plans de l’architecte MOLTZ.

Plan rectangulaire avec un rez-de-chaussée de plain pied dans la moitié nord et surélevé côté sud avec un étage-carré. Toit à croupes avec lucarnes passantes. À la façade nord est accolée une tourelle ; il s’agit de la colonne de séchage pour les tuyaux d’incendie.

À l’origine, ce bâtiment devait remplacer le vétuste corps de garde du village qui occupait déjà cet emplacement. Ce projet initial a finalement abouti à un bâtiment plus évolué répondant à des besoins plus larges de la commune.

D’après l’agencement initial des locaux, le bâtiment devait répondre à plusieurs impératifs communaux. Le rez-de-chaussée, côté nord, était dévolu aux pompiers bénévoles du village avec un garage-entrepôt pour leur matériel (la constitution du corps des sapeurs-pompiers remonte à 1921). Dans la tradition dialectophone du village c’est le Spretzehüss, c’est à dire la maison où est entreposée la pompe à incendie, d’ Spretz.

Côté sud, au rez-de-chaussée était aménagée une salle de classe qui a également servi de lieu de culte pour la communauté protestante.

Curieusement, un local de rétention était également prévu ; sans doute un vestige d’un autre âge.

L’étage supérieur était aménagé en logement de fonction pour le personnel enseignant du village.

En 1989-90, lors de la rénovation et du réaménagement de la mairie, le bâtiment a été relié à celle-ci pour permettre aux services administratifs de se déployer dans de nouveaux espaces.

Depuis 2013 et la fusion des sections de sapeurs-pompiers de Souffelweyersheim et de Hœnheim, le bâtiment a totalement perdu son rôle dans la lutte contre l’incendie.

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Au feu !

Le 17 septembre 1928, un important incendie fait rage dans la commune. Le lendemain on pouvait lire dans les Dernières Nouvelles d’Alsace :

« A nouveau, une localité du Bas-Rhin a été fortement éprouvée par un grave incendie. Peu après minuit, les habitants de la commune de Souffelweyersheim ont été réveillés par le tocsin. Un vent fort, qui soufflait toute la nuit, a contribué à ce que le sinistre se communiquât rapidement aux habitations voisines, de sorte qu’après une demi-heure quatre des plus importantes fermes de la commune ne formaient plus qu’un seul brasier. Tous les bâtiments incendiés formaient un seul pâté de forme rectangulaire situé entre la « Enggasse » et la « Kieffergasse » (rues Etroites et des Tonneliers).
Au Feu !
Peu après minuit, M. Joseph Acker, âgé de 23 ans fils du cultivateur Acker, se réveilla et vit les flammes qui s’échappaient de la grange derrière la maison. Il réveilla aussitôt ses parents. Ceux-ci se hâtèrent de s’habiller et tentèrent de sauver le mobilier et le bétail. Les voisins avaient également remarqué le feu et donnèrent aussitôt l’alarme. Bien que tout le monde dormait, les habitants alarmés ne tardèrent pas à accourir ainsi que les pompiers de la localité sous les ordres de Xavier Steyer, lieutenant et chef de corps, avec leurs pompes. Mais le feu s’était déjà propagé à plusieurs bâtiments. Voyant le danger, le maire de la commune M. Alfred Vix, fit prévenir les pompiers des localités environnantes. C’est ainsi que les pompiers de Hœnheim, Schiltigheim et de Mundolsheim accoururent sur les lieux. A leur arrivée, tout le pâté de maisons ne formait plus qu’un seul brasier et le danger augmentait de minute en minute. Entre temps, on vit arriver sur les lieux du sinistre M. Leyritz, sous préfet de Strasbourg-Campagne. Il vit le danger et ordonna au maire d’appeler au secours les pompiers de Strasbourg. (…) Ce n’est que vers quatre heures du matin, que le sinistre a pu être conjuré. Deux maisons d’habitations, quatre granges, huit à dix écuries et hangars sont totalement détruits. Une maison d’habitation a été fortement endommagée. » (…)

Quizz

À quand remonte la constitution du corps de sapeurs-pompiers de Souffelweyersheim ?

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