Restez visibles !

En tant que piéton

  • Portez des vêtements et accessoires réfléchissants jour et nuit.
  • Lorsque vous marchez dans une rue sans trottoirs, marchez du côté opposé au trafic et sur une seule ligne.
  • Portez suffisamment d’équipements réfléchissants, pour être sûr que les automobilistes vous voient aussi bien que vous les voyez.

En tant que cycliste

  • Portez un gilet et des accessoires réfléchissants.
  • Portez un casque blanc ou de couleur claire.
  • Installez une lumière jaune ou blanche en bon état de marche à l’avant du vélo et une lumière rouge et un réflecteur à l’arrière.
  • Mettez des bandes réfléchissantes sur les roues de votre vélo afin d’être bien visibles sur la route.

Téléchargez le guide complet « Conseils à destination des parents et des enseignants »

Avec l’aimable autorisation de l’Automobile Club Association et de la FIA

Se déplacer à vélo

Ne bénéficiant d’aucune carrosserie protectrice, le cycliste est par nature un usager de la route particulièrement fragile qui doit respecter quelques règles de prudence.

Le cycliste n’est pas toujours visible pour un automobiliste, notamment quand il se trouve dans un angle mort. Pour prévenir ces dangers, le cycliste doit :

  • garder le contact visuel : si vous pouvez voir les yeux du chauffeur dans son rétroviseur, il peut également vous voir,
  • ne jamais s’arrêter sous les rétroviseurs ou à leur hauteur,
  • ne jamais dépasser un camion par la droite,
  • ne jamais chercher à dépasser un camion qui manœuvre, ni par la droite, ni par la gauche, notamment à l’approche d’une intersection,
  • rester bien visible, notamment lorsque la visibilité est faible, à l’aide de lumières, catadioptres, gilet fluo, habits clairs…

A pied ou à vélo, quelques conseils de prudence

Sur la route de l’école
Votre enfant a 7 ou 8 ans et veut commencer à se rendre tout seul à l’école ? Est-il vraiment prêt pour le « grand saut » ? La décision n’est pas facile et nécessite avant toute chose de bien connaître et comprendre les spécificités et la psychologie de votre enfant.
 
L’enfant n’est pas un adulte en miniature
Avant l’âge de 10 ans un enfant peut difficilement se débrouiller seul dans la circulation. A cause de sa petite taille, il ne peut pas voir au-dessus des voitures en stationnement et il est aussi caché à la vue des automobilistes. En plus il a une vision des choses radicalement différente de celle des adultes. Son champ visuel correspond à moins de la moitié de celui d’un adulte (70° au lieu de 180° pour un adulte). Il confond taille et éloignement : une petite voiture lui semblera plus éloignée qu’un gros camion. Il ne voit que par contraste : il met environ 4 secondes pour distinguer si une voiture roule ou est arrêtée. De la même manière un enfant n’entend pas de la même manière que nous. Il ne peut pas déterminer avec précision la provenance d’un son. Il ne réagit qu’à un seul bruit à la fois (appel d’un camarade) et occulte tous les autres signaux sonores (bruit d’un moteur). L’enfant ne sait pas penser et réagir à plusieurs choses à la fois. Il est difficile pour lui d’observer en même temps le passage pour piétons, le « petit bonhomme vert », les voitures… Pour lui jouer, bouger, être à l’heure à l’école ou à la maison, rejoindre ses parents de l’autre côté de la rue est plus important que d’observer la circulation. Plus grave encore, un enfant ne craint pas la mort. Pour lui la mort est comme un jeu. Il joue souvent à être mort, puis se relève et est nouveau vivant. Il pense que rien ne peut lui arriver surtout si ses parents ou des adultes sont près de lui.

 

Le « syndrome du nid »
Les personnes proches et les objets familiers de l’enfant tels que ses parents, ses frères et sœurs, les amis de la famille, ses camarades, ses copains, sa maison et son environnement donnant sur sa rue, ses lieux de jeu, son école et ses environs, etc, sont affectivement appropriés par l’enfant. Tous ces éléments semblent lui appartenir et, de ce fait, lui inspirent une confiance aveugle et un sentiment de sécurité très fort supprimant chez lui toute méfiance et tout comportement prudent. La raison de cette confiance démesurée découle également du fait que l’enfant n’a jamais enregistré dans sa mémoire d’évènement malheureux liés à ces éléments et qui pourraient annuler ce sentiment de sécurité ou briser en lui cette confiance. C’est pourquoi il extrapole cette sécurité à toute la rue autour de sa maison ou de son école. C’est ce qu’on appelle le « syndrome du nid ».

 

Aussi sur le trajet habituel de l’école, les adultes doivent apprendre aux enfants à bien repérer les points difficiles du parcours ainsi que la signalisation à respecter. Il faut apprendre à l’enfant à rester continuellement attentif et éviter un enregistrement mécanique du parcours dans sa mémoire afin d’écarter tout comportement automatique et donc dangereux. Pour favoriser cette prise de conscience chez l’enfant rien de mieux que l’exercice suivant : l’adulte doit se laisser conduire par l’enfant sur le chemin de l’école. L’enfant devient alors acteur de son déplacement et se prend progressivement en charge plutôt que de s’appuyer exclusivement sur l’adulte.
 

Un passage pas vraiment « protégé »
Dans l’esprit de la plupart des gens, le passage pour piétons est assimilé à un passage « protégé » qui serait censé protéger le piéton contre les autres usagers de la route. L’utilisation abusive de ce terme de passage « protégé » par les adultes induit une notion erronée chez l’enfant.

En effet, celui-ci s’imagine trop souvent que le passage pour piétons lui garantit une sécurité totale et qu’on peut y traverser la rue sans risque. C’est un lieu presque magique où il ne peut rien arriver quand on est dessus. En fait, l’expérience de la réalité manque à l’enfant et son impulsivité lui fait méconnaître les risques qu’il provoque et auxquels il s’expose lui-même. Il ne comprend pas que la priorité, soi-disant réservée aux piétons sur ces passages, est toute relative et exige de sa part autant de prudence que partout ailleurs.

En conclusion, chaque enfant devient autonome à son rythme. Mais jusqu’à 7-8 ans, son appréciation des dangers est insuffisante. C’est seulement à cet âge-là qu’il commence à en prendre conscience. Avant cet âge, il est déconseillé de laisser les enfants aller seuls à l’école.

On peut dire d’un enfant qu’il est complètement autonome à partir de 10-11 ans. Néanmoins, la question de l’âge ne règle pas tout : la nature du trajet à parcourir (court ou long, à pied, en bus à vélo) et l’environnement (ville ou campagne), l’autonomie et la maturité de l’enfant sont autant de facteurs à prendre en compte pour autoriser ou non votre enfant à faire le « grand saut ».

Quelques conseils :

Etre visible (vêtements clairs, cartables à bandes réfléchissantes ou lumière s’il est à vélo)
S’assurer que le trajet est court et simple et le refaire de temps à autre pour observer les éventuels changements (travaux, signalétique modifiée…)
Ne pas laisser l’enfant partir seul s’il est en retard. La précipitation et la déconcentration peuvent l’entraîner à négliger les règles de sécurité.
Reconnaître avec lui le parcours et identifier ensemble les dangers.
Donner la main en toute circonstance (si vous oubliez il doit la réclamer)
Marcher du côté des maisons, jamais au bord du trottoir, afin d’être éloigné des voitures.
Profiter d’une rue calme pour lui expliquer comment traverser la rue sur un passage piétons : marquer un arrêt, regarder d’abord à gauche (c’est de là qu’arrivent d’abord les voitures) puis à droite, et de nouveau à gauche, évaluer si les voitures sont assez loin, si elles arrivent vite et traverser sans courir
Montrer toujours le bon exemple, en tant qu’adulte, en toutes circonstances

Gilet et casque pour les cyclistes

Hors agglomération, de nuit comme de jour lorsque la visibilité est insuffisante, le port du gilet est obligatoire (pour le conducteur et le passager éventuel).

Le port du casque est fortement conseillé (un bon casque doit être léger et être impérativement bien ajusté à votre tête).