Comme le reste du village, l’école est incendiée lors de la bataille de la Souffel en 1815. Dès l’année suivante, elle est reconstruite par la municipalité. Au rez-de-chaussée sont aménagées deux salles de classe, l’une pour les filles, l’autre pour les garçons. Au premier étage est logé le curé, en attendant la reconstruction du presbytère qui n’interviendra cependant qu’en 1848, alors que l’instituteur doit se contenter d’une pièce unique au rez-de-chaussée.

Cependant, la fréquentation de l’école est en progression constante ce qui nécessite des aménagements constants des locaux. Considérant le trop grand nombre d’enfants dans les salles, plus d’une centaine, ce qui pourrait engendrer un air vicié, la commune décide l’installation de ventilateurs en 1936. Puis, en 1843, garçons et filles sont strictement séparés. Pour ces dernières, une entrée particulière de l’école est ouverte dans l’étroit passage qui la sépare de la maison voisine. Mais ce n’est qu’une mesure provisoire : la même année l’école des filles est transférée dans le corps de garde qui se trouve alors à l’emplacement du Spretzehüss.

Après la seconde guerre mondiale, une école maternelle est ouverte dans ce bâtiment jusqu’à son transfert dans l’école des Cigognes en 1956.

Les locaux sont alors réaménagés pour accueillir le bureau postal qui se trouvait à l’étroit dans une petite annexe au n° 1 de la rue d’Or. La poste y restera jusqu’à son transfert rue des Sept Arpents en 1978.

Général de Gaulle (place du), n° 14 ‘s Becke Ricks

La maison a été construite en 1816 par Marie-Eve BORNER, veuve de Michel EBEL, maçon et charpentier, comme l’indique l’inscription sur la sablière d’étage :

DIESES HAUS HATT GEBAUET MARIA EVA BORNER HINDERLASSENE WIDWE DES VERSTORBENEN HERREN MICHEL EBEL 1816 MAURER ZIMMERMEISTER.

C’est une des rares maisons à pans-de-bois du village présentant la figure dite du Mann d’angle, à raison d’un demi Mann de part et d’autre des poteaux corniers de la façade. Le Mann, l’homme, est un assemblage de poutres verticales et obliques destiné à assurer la stabilité du pan dans lequel il est inséré. D’aucuns y voient la silhouette d’un homme, jambes écartées et bras levés en biais. Cette figure apparaît dans la construction à pans-de-bois vers la fin du 17ème siècle.

Les allèges des fenêtres sont en forme de losange barré d’une croix de Saint-André. Une double symbolique de fécondité et d’abondance.

Le rez-de-chaussée de cette maison était occupé par un magasin COOP, puis par un commerce de cycles dans les années 1960.

Vocabulaire de l'architecture de la maison alsacienne

Quizz

Survivance de l’activité agricole dans la commune, le séchoir à tabac de la rue des Tonnelier n’a pas été construit en même temps que les maisons qui l’entourent.

À quand remonte sa construction ?

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